Essays in French Literature and Culture

A peer-reviewed scholarly journal published by the French Programme at the University of Western Australia ISSN No. 1835-7040

Forthcoming issue (59, 2022) Retranslation

“Retranslation Revisited”/”La Retraduction revisitée”

In 1990, the French journal Palimpsest devoted a full issue to retranslation, opening a new field of research in Translation studies, even though the practice of retranslation was as old as translation itself. Yet it had never been studied as carefully before. In this issue Antoine Berman expounded his hypothesis, later named the “Berman hypothesis”, that a retranslation tended to be more foreignizing, returning to the source-text, as a way to correct the usual strategy of the first translation, domestication and assimilation to the target culture. This seemed to be due to the dissatisfaction of the “unfulfilled” which is the fate of every translation (Antoine Berman, « La retraduction comme espace de la traduction », Palimpsestes, 1990,4, 1-7, p. 1). 
Such a hypothesis has since been challenged. In 2011, Enrico Monti and Peter Schnyder, Autour de la retraduction. Perspectives littéraires européennes (Paris, Orizons Université) published contributions taking stock of the latest on the theme, suggesting other theories, other possibilities, with multiple examples of retranslations in many European languages. They highlighted that, in view of the wordy epitexts claiming authenticity and novelty, or rather “improvements” over previous translations, retranslations contested the proverbial invisibility of translators. Likewise, teleological perspectives tended, at times wrongly, to explain the need for retranslations because of the ageing of the initial translations. The differences between translations and retranslations could also be attributed, according to Yves Gambier, to the “multiple readings” of the source-texts made possible by the passing of time (Yves Gambier, « La retraduction : Ambiguïtés et défis », in Monti et Schnyder, 2011, pp. 49-66, 63).
 
Ten years after this publication, and with a title in homage of Antoine Berman, Essays in French Literature and Culture calls from contributions of French scholars’ views on retranslation, supported as the case maybe by their own retranslations or their analysis of existing retranslations. Here are the possible, non-exclusive angles:
 
Why retranslate?
– Studies of retranslations from or into French
– Retranslation practices
– Retranslations’ epitexts 
– Retranslations’ Contexts
– Retranslations strategies
– Relay retranslation (translation of a translation)
En 1990, sortait un numéro de la revue Palimpsestes entièrement consacré à la retraduction, ouvrant un nouveau champ d’investigation de la traductologie, alors que le phénomène de retraduction était aussi ancien que la traduction, sans avoir fait l’objet d’un intérêt approfondi jusque-là. C’est dans cette revue qu’on a pu lire l’hypothèse dite de Berman selon laquelle une retraduction se rapprocherait davantage de l’original, devenant plus dépaysante, pour rectifier l’approche habituelle de la première traduction, la naturalisation, l’acclimatation à la culture-cible. Il semblait alors que le processus résultait simplement d’une insatisfaction de « l’inaccompli » qu’est toute traduction (Antoine Berman, « La retraduction comme espace de la traduction », Palimpsestes, 1990,4, 1-7, p. 1). 
Cette hypothèse a, depuis, été examinée et remise en cause. En 2011, le recueil de contributions sous la direction d’Enrico Monti et Peter Schnyder, Autour de la retraduction. Perspectives littéraires européennes (Paris, Orizons Université) faisait le point des idées sur ce thème et avançait d’autres théories, d’autres possibles, exemples à l’appui de retraductions issue de la littérature européenne. On s’est ainsi aperçu que les retraductions remettaient souvent en cause la proverbiale invisibilité du traducteur, étant donné l’importance de l’épitexte des retraductions se présentant comme authentiques, nouvelles, bref : meilleures que leur(s) précurseur(s). De même, s’est affinée la vision téléologique de la retraduction qui attribuerait sa motivation essentielle au vieillissement des traductions initiales. La différence entre traduction et retraduction tiendrait aussi, avance Yves Gambier, à une « lecture plurielle » du texte-source rendue possible par le passage du temps (Yves Gambier, « La retraduction : Ambiguïtés et défis », in Monti et Schnyder, 2011, pp. 49-66, 63). 
 
Dix ans après cet ouvrage central, et en empruntant son titre à Antoine Berman en guise d’hommage, Essays in French Literature and Culture appelle les chercheurs en études françaises à partager leurs conceptions sur la retraduction, soutenues le cas échéant par leurs pratiques retraductives ou leurs analyses de retraductions existantes, selon la liste non-exclusive des approches possibles :
 
– Pourquoi retraduire ?
– Études de retraductions d’un même texte-source du français ou vers le français 
– Pratiques de retraductions
– L’épitexte des retraductions
– Contexte des retraductions
– Les stratégies de retraduction
– La traduction par relais (Relay translation), soit la traduction d’une traduction 
 
 

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